Gonflée, la Chambre à Airs …. Trois de suite, et toujours autant de malice. Après avoir enchanté le public avec La Flûte enchantée puis fait vibrer les remparts au son de Rigoletto, la Compagnie La Chambre à Airs revient s’installer au Château fort de Fleckenstein pour une nouvelle escapade lyrique : Le Barbier de Séville, d’après l’œuvre de Gioacchino Rossini (1792-1868), version opéra de poche.
Un Rossini à point

La recette, cette fois encore, ne varie pas d’un iota : des chanteurs au tempérament bien affirmé, Céline Mellon, Laurent Koehler et Nicolas Kuhn, sous la direction musicale de Rémi Studer, épaulés par trois musiciens à la flûte, à l’accordéon et au violoncelle.
Ajoutez à cela des textes savoureux qui filent d’air en air et de tube en succès, portés par une scénographie ultra-légère et furieusement inventive, et vous obtenez un opéra italien taillé sur mesure pour les amateurs de musique…théatralisée.
L’opéra, mais accessible à tous
Car c’est bien là toute la philosophie de la Chambre à Airs : relire les grands classiques du répertoire lyrique pour les rendre accessibles à tous, y compris dans des lieux où l’on ne les attend pas forcément. Une manière de tisser, à chaque représentation, une vraie complicité avec le public, loin des codes parfois intimidants de l’opéra traditionnel.



Ici, le décor n’a même pas besoin d’être inventé : les remparts de Fleckenstein, avec leur pierre chaude et leur silhouette de forteresse médiévale, offrent un écrin qui illumine à merveille ce patrimoine castral alsacien.
Rendez-vous au château du Fleckenstein, à Lembach, pour cette soirée exceptionnelle de 20h à 21h30. Placement libre sur la pierre du château. N’oubliez pas votre coussin, quelques chaises et bancs restant réservés aux amis seniors.

Une petite restauration est assurée sur place au Café des 4 Châteaux.
Et en cas de mauvais temps, pas de panique : le spectacle se replie à l’église catholique de Lembach.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour (re)découvrir l’opéra autrement, entre humour, virtuosité et patrimoine alsacien. On a adoré les découvrir aux Sacrés Vendredi de la Klose.

