Bon, on ne va pas se mentir, la phrase du titre a l’air d’un scoop digne d’un rapport sérieux après dix ans de recherche. Et pourtant. Dans un monde qui nous vend du kombucha, de l’eau électrolysée et des boissons “hydratation avancée”, il fallait bien un article pour rappeler cette vérité toute simple : l’eau, ça hydrate. Hopla. C’est comme cela …

Mais la vraie question, en fait, n’est pas si on doit boire de l’eau, ça, tout le monde a fini par l’admettre depuis la maternelle, la vraie question, c’est laquelle. Et c’est là que ça devient intéressant, parce qu’en Alsace, et particulièrement en Alsace du Nord, on n’a pas besoin d’aller chercher une source improbable sur un glacier norvégien pour bien s’hydrater. Elle coule sous nos pieds depuis deux mille ans.
Celtic, l’eau qui a un nom de famille
Il y a des marques d’eau qu’on choisit au supermarché sans trop savoir d’où elles viennent.
Et puis il y a Celtic, qui elle, a une adresse : Niederbronn-les-Bains, en plein cœur du Parc naturel régional des Vosges du Nord, un vaste territoire protégé classé réserve mondiale de biosphère depuis la fin des années 1980.

Avant même que les Romains ne viennent y installer leurs thermes, on y avait déjà érigé le buste d’une divinité celte de la fertilité, c’est dire si la source a toujours eu bonne réputation.
Aujourd’hui encore, dans les bois qui entourent le site, on raconte que la Liese, cette figure protectrice, veille toujours sur les lieux. Une légende sympathique, mais surtout un bon résumé de ce que Celtic incarne : une eau qui n’a jamais quitté son territoire, ni dans son histoire ni dans sa production. Faiblement minéralisée, pauvre en sodium, elle fait partie des eaux les moins chargées de France — une qualité qui explique pourquoi elle est recommandée jusque dans la préparation des biberons.
S’hydrater local, un acte plus responsable qu’il n’y paraît
On parle beaucoup de circuit court pour les légumes, le fromage, la bière. On oublie souvent que l’eau embouteillée fait des kilomètres, elle aussi, avant d’arriver dans nos verres et que ce trajet a un sens (ou pas).

Choisir une eau puisée à quarante-cinq minutes de chez soi plutôt qu’une bouteille qui a traversé la moitié du pays, ce n’est pas juste un réflexe marketing “terroir”. C’est une manière discrète de dire qu’on continue à croire que le territoire a quelque chose à offrir, sans avoir besoin d’aller le chercher ailleurs.
Naturellement, boire local, ça ne coûte pas plus cher qu’un geste écolo affiché sur une story Instagram. Ça demande juste de se souvenir qu’à deux pas de chez nous, une source coule depuis l’âge du fer et qu’elle n’a jamais eu besoin de traverser l’Atlantique pour prouver sa valeur….
Bref… Santé ! A la vôtre…
Bref, la prochaine fois qu’on vous demande ce qu’il faut boire pour bien s’hydrater, vous saurez répondre sans bafouiller : de l’eau, oui, mais de préférence celle qui connaît déjà le chemin jusqu’à chez vous….

