Du 19 octobre au 1er novembre 2026, ateliers, fermes, usines et boutiques d’Alsace ouvrent leurs portes au public. Ce sont les des Semaines du Tourisme économique et des Savoir-Faire. Deux semaines pour voir de près ceux qui fabriquent, produisent et inventent à deux pas de chez nous.

Une première chez nous, une recette qui a fait ses preuves
On connaît le vin, les colombages, les marchés de Noël. On connaît moins la main du tourneur sur bois, le four du boulanger à quatre heures du matin ou la ligne de production d’une PME qui exporte dans le monde entier. C’est tout l’esprit des Semaines du Tourisme économique et des Savoir-Faire, lancées cette année en Alsace.

L’idée n’est pas sortie de nulle part. La Bretagne s’y essaie depuis six ans et le succès ne se dément pas. Ici, c’est RésOT-Alsace qui pilote l’opération, avec 29 Offices de Tourisme qui ont démarché les entreprises une à une sur leur territoire et assurent la promotion au plus près du terrain.
Pour les visiteurs, mais d’abord pour les Alsaciens
Sur le papier, l’opération comble un creux du calendrier touristique, entre la fin de l’été et l’ouverture des marchés de Noël. Mais elle vise bien au-delà des vacanciers.
Les habitants sont les premiers invités. Et parmi eux, une attention particulière va aux jeunes qui cherchent leur voie, aux personnes en reconversion, à celles et ceux qui se demandent ce qu’ils feront demain. Car rien ne remplace un métier vu de ses propres yeux. Une heure dans un atelier, une conversation avec quelqu’un qui aime ce qu’il fait, et parfois une envie naît là où on ne l’attendait pas.
Chaque visite promet la même chose : une vraie rencontre, une immersion sur le terrain, un geste montré et expliqué. Et souvent, en bonus, un café ou une dégustation pour prolonger l’échange.
Les entreprises y gagnent aussi
Pour les professionnels qui jouent le jeu, ouvrir ses portes n’a rien d’un sacrifice. C’est l’occasion de montrer un savoir-faire souvent invisible, de soigner son image et de se faire connaître autour de chez soi. Certains y voient même une piste de recrutement, à l’heure où tant de métiers peinent à trouver des bras. D’autres testent une nouvelle activité, la visite d’entreprise devenant un complément à part entière.
Deux euros, et un beau geste
Côté visiteurs, la règle est simple : un tarif unique de 2 euros par visite, et la gratuité pour les mineurs, les demandeurs d’emploi et les personnes en situation de handicap.

Et ces quelques euros ne finiront pas dans les caisses des organisateurs. Pour cette première édition, les Offices de Tourisme reversent l’intégralité de la recette aux Enfants de Marthe. Depuis 2009, l’association apporte un peu de joie et d’évasion aux enfants soignés en oncohématologie pédiatrique à l’hôpital de Hautepierre, à Strasbourg.
Pousser une porte, découvrir un métier et faire du bien au passage : il y a pire façon de passer les vacances de la Toussaint.

