Léo Schnug et le château du Haut-Koenisgbourg : un homme, un lieu

Les amateurs d’art et d’illustration connaissent Léo Schnug. Ce jeune artiste alsacien présent dans bien des Winstubs et notamment au Tire Bouchon ou à la Maison Kammerzell à Strasbourg est également lié à la restauration du château du Haut-Koenigsbourg.

En 1900, l’empereur Guillaume II confie le chantier de restauration à Bodo Ebhardt. Jeune architecte, celui-ci fait le choix de restituer le château tel qu’il existait à l’époque des Tierstein, autour de l’an 1500. Les murs conservés jusqu’à la hauteur des mâchicoulis et les voûtes, encore partiellement préservées, lui fournissent une base de travail solide.

Au château du Haut-Koenigsbourg

Le chantier mobilise alors les moyens les plus modernes de l’époque. Certes, l’empereur a pour ambition de séduire les Alsaciens et de s’inscrire dans la lignée des Hohenstaufen et des Habsbourg, illustres empereurs l’ayant précédé en Alsace. Parmi les symboles politiques apparaissant dans le monument, on trouve des signes lapidaires utilisés par Bodo Ebhardt. Pour chaque année de chantier, une marque spécifique est gravée sur les blocs de pierre. L’un des huit signes utilisés par l’architecte, celui de 1903, représente un aigle formé des 3 « H » des grandes familles impériales propriétaires du château (Hohenstaufen, Habsbourg, Hohenzollern).

Léo Schnug, élève des Arts Décoratifs de Strasbourg et de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne est choisi pour décorer les murs des plus belles salles. Son trait Jugendstil, sa passion pour un Moyen Âge de légendes, sa parfaite connaissance des tenues militaires, correspondent alors parfaitement aux visées de l’Empereur. La salle dite « du Kaiser » ou « Salle des fêtes » soulignent cette adéquation. L’artiste, qui avait préparé jusqu’aux croquis des costumes de l’inauguration reste immanquablement lié à l’histoire du château, une petite histoire dans la grande. 

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