Du 19 au 23 octobre 2026, la Montagne des Singes de Kintzheim, en Alsace, transforme chaque visite en geste concret pour la biodiversité. Pendant ces cinq jours, 1 € par billet d’entrée est reversé à deux programmes de conservation sur le terrain. Et la bonne idée, c’est que ce sont les visiteurs qui décident où va l’argent.

Un jeton, deux urnes, votre choix
Le principe est simple et diablement efficace.
À l’entrée, chacun reçoit un jeton. A la sortie du domaine des singes, devant la boutique, on le glisse dans l’une des deux urnes, chacune représentant un projet soutenu par le parc. Les enfants adorent ce moment. Les adultes aussi, d’ailleurs, car on repart avec le sentiment d’avoir réellement pesé dans la balance.
Au Maroc, apprendre aux enfants à aimer le Magot
Le macaque de Barbarie, surnommé Magot, est le seul macaque vivant en Afrique. Classé en danger par l’UICN, il souffre de la fragmentation des forêts de cèdres et de chênes de l’Atlas et du Rif, mais aussi du trafic de jeunes animaux vendus comme animaux de compagnie.

La Montagne des Singes soutient l’association Barbary Macaque Conservation in the Rif (BMCRif). Son arme favorite ? L’éducation.
Dans les écoles des villes comme des campagnes, ses équipes font découvrir l’espèce aux enfants, expliquent les menaces et rappellent pourquoi la forêt compte. Un enfant qui connaît le Magot sera demain un adulte qui le protège.
Sur le long terme, c’est sans doute l’investissement le plus rentable de la conservation.
À Madagascar, sauver la forêt de Kirindy
Changement de décor sur la côte ouest de Madagascar.



La forêt sèche de Kirindy abrite une faune unique au monde, avec plusieurs espèces de lémuriens endémiques, dont le microcèbe de Madame Berthe, le plus petit primate connu.
Depuis 2022, le parc alsacien finance l’ONG Chances for Nature, qui travaille main dans la main avec les habitants : éducation à l’environnement, surveillance de la forêt contre les coupes illégales et développement d’un écotourisme qui fait vivre les villages.
La Montagne des Singes, un relais naturel vers le terrain
Ici, on touche à ce qui fait la valeur d’un parc animalier moderne.
Permettre la découverte des animaux et les faire observer ne suffit plus. La vraie mission consiste à créer un lien entre le visiteur et les milieux naturels, puis à transformer cette émotion en soutien concret.
Ainsi, l’avenir des macaques de Barbarie dépend avant tout de la préservation de leurs habitats, et cette semaine permet de passer de la prise de conscience à l’action. On s’y retrouve !

