Perché au-dessus de Wintzenheim, le château du Hohlandsbourg fermera ses portes pour l’hiver le 1er novembre. Mais pas question de partir en douce. Pour son dernier mois de saison, la forteresse a préparé un programme qui fait la part belle aux familles, aux curieux et à ceux qui aiment se faire un peu peur… Et les mois en « bre » sont là pour cela.

Une fête pour les cinq ans de l’Alsace
Le dimanche 11 octobre, la Collectivité européenne d’Alsace souffle ses cinq bougies et ouvre près de 70 sites au public. Au Hohlandsbourg, l’entrée sera gratuite de 10 h à 17 h. Les danseurs costumés des Joyeulx Bransleurs, accompagnés des musiciens de Hauvoy, entraîneront les visiteurs dans les danses médiévales et Renaissance. Les Gens d’armes de Wintzenheim présenteront le béhourd, un vrai combat en armure, spectaculaire et étonnamment codifié.


Regarder les pierres autrement
Les 17 et 18 octobre, les Journées nationales de l’architecture proposent une visite guidée, plusieurs fois dans la journée, consacrée à la réhabilitation. On y lit les murs comme un livre : restaurations, réemploi des matériaux, usages successifs. Une belle façon de comprendre comment un château du XIIIe siècle continue de vivre aujourd’hui.

Et ne nous dites pas que vous n’avez jamais construit de châteaux ?
Des vacances entre sorcières et vitraux
Du 19 au 28 octobre, le château devient un terrain de jeu. Les enfants fabriquent en famille une décoration d’Halloween en papier vitrail et fil de fer. Les plus grands suivent l’histoire de Jeanne Berger, accusée de sorcellerie. Jeux géants en bois, carnet du jeune explorateur et visites guidées aux accents de légendes complètent le tableau.
La Foire lugubre, clou de la saison autour d’Halloween
Les 30, 31 octobre et 1er novembre, place à la Foire lugubre. Une fête foraine hantée où l’on croise Morgane Poildebrume, la femme à barbe, le clown détraqué Gaspard Riboul’Trouille ou encore le Nachtkalb, ce veau des ténèbres tout droit sorti des légendes alsaciennes. Énigmes, portraits maudits, blind test ensorcelé… et aux douze coups de cloche, tout ce petit monde se lance dans une danse de sabbat. Ici, on rit autant qu’on frissonne.



Avant l’hiver, c’est l’occasion rêvée de grimper encore une fois là-haut, de profiter de la vue depuis les remparts et de dire au revoir au château jusqu’au printemps.
Photos (c) Chateau du Hohlandsbourg

