Chaque année, ils sont des milliers à poser leurs cartons en Alsace. Un jeune cadre muté chez un client de Strasbourg, une étudiante qui découvre l’Unistra, un couple de retraités qui a choisi Colmar ou Riquewihr pour couler des jours tranquilles entre vignes et géraniums. On leur donne un plan de tram, un code Wi-Fi et, avec un peu de chance, l’adresse du meilleur boulanger du coin.

Et puis on les laisse se débrouiller.
C’est là que le bât blesse. On peut vivre dix ans en Alsace sans jamais comprendre pourquoi on dit “Hopla” en tombant, pourquoi la choucroute se mange avec du vin blanc et pas de la bière… Pire, on peut ne pas connaître Sainte Odile ou la légion d’honneur alsacienne, le Bretzel d’Or.
D’où l’idée, simple et un peu provocatrice : et si on offrait à chaque nouvel arrivant un Passeport Alsacien ?
Un passeport, mais pour quoi faire ?
Rassurons tout de suite les services préfectoraux : il ne s’agit évidemment pas d’un document officiel, et personne ne demandera de tampon à la frontière du Bas-Rhin ou de Breuschwickersheim. Le Passeport Alsacien est un objet symbolique et pédagogique, pensé comme un rite d’entrée bienveillant dans la région.


Concrètement, c’est un petit carnet que l’on remet à toute personne qui s’installe en Alsace, quel que soit son point d’entrée : un nouvel emploi, une inscription à l’université, ou une retraite bien méritée.
Son objectif : transmettre en quelques pages ce que dix ans de vie locale apprennent par petites touches… le vocabulaire, les codes, les choses qui comptent, les fêtes à ne pas rater et les VIP locaux
Trois publics, un même geste d’accueil
Les nouveaux collègues. Les entreprises alsaciennes, de la PME familiale au grand groupe installé à Strasbourg ou Mulhouse, recrutent de plus en plus au-delà de la région.
Glisser un Passeport Alsacien dans le kit d’accueil RH, à côté du badge et de l’ordinateur portable, c’est signifier d’emblée que l’entreprise ne recrute pas seulement une compétence, mais accueille une personne dans un territoire. Un geste RH simple, à moindre coût, mais qui marque durablement et qui donne aux nouveaux salariés de quoi briller dès le premier repas d’équipe .
Les étudiants. Chaque rentrée universitaire amène son lot d’étudiants venus d’ailleurs en France ou d’Allemagne, de Pologne, du Maghreb, qui découvrent Strasbourg, Mulhouse ou Colmar sans repère local. Distribué lors des journées d’intégration, le passeport devient un outil ludique de sociabilisation : un support pour lancer la conversation, comprendre les blagues des colocataires alsaciens, et savoir ce qu’est une tarte flambée.
Les retraités. L’Alsace attire chaque année des retraités venus chercher un cadre de vie plus doux, souvent issus d’autres régions françaises. Pour ce public, le passeport prend une tonalité différente : moins “survie du quotidien”, plus “immersion patrimoniale” ; histoire régionale, traditions, marchés de village, associations locales à rejoindre pour ne pas rester spectateur de sa propre retraite.
Un outil d’amour, pas un gadget
Le vrai enjeu derrière cette idée dépasse la simple sympathie régionale. Dans un territoire qui se bat pour préserver une identité forte face à l’uniformisation administrative, chaque nouvel arrivant bien accueilli, bien informé, devient un ambassadeur potentiel de l’Alsace plutôt qu’un habitant indifférent à ce qui l’entoure. Avec humour et sérieux …
C’est aussi un formidable outil de marque territoriale : pour une entreprise, , une collectivité ou une université, associer son nom à ce passeport, c’est afficher une vision de l’accueil qui va au-delà du café de bienvenue et du trombinoscope RH.
Découvrez le et partagez-le, comme une première bretzel, un premier bredele..

