27 janvier 2020

Emile Jung, l’Alsace forever Jung !

On ne sait comment vous dire, mais du côté de Made in Alsace, la disparition d’Emile Jung, le chef historique du Crocodile nous meurtrit. La gastronomie alsacienne perd un de ces piliers. Tout cela nous relie au temps qui passe. Notre culture 80’s nous donnerait envie de chanter « Forever Jung » ! Lui qui avait de l’humour, il en rirait peut-être.

(c) Marcel Ehrard

Emile Jung, c’est le souvenir d’une table qui rayonne, qui fait parler de Strasbourg. C’est le cœur de l’Europe qui se crée dans les salons à l’étage.

Forever Jung !

Emile Jung, c’est naturellement des souvenirs de moments familiaux sur place. La découverte de la gastronomie, finalement nos premières bouchées fines. Pour un Strasbourgeois, Emile, c’est une institution, il est à la cuisine ce que le Racing est au Football !

Là, vous vous dite, ils ont « fumé » du côté de Made in Alsace. Non ! Nous sommes tristes, tout simplement.

Émile et Monique Jung arrivent à Strasbourg en 1971, ils investissent dans une auberge sur le déclin, Au Crocodile. Première étoile en 1972, second en 1975, troisième en 1989.

Emile Jung est naturellement indisociable de sa complice, Monique. Elle qui écrit sobrement ajourd’hui un sobre : « Chers Amis, Emile vient de me quitter, plume légère emportée par le vent vers l’au-delà, où tout est amour, lumière et joie.
Monique ».

Nous savons ce que nous devons tous à Emile Jung

On lira aussi Cédric Moulot sur le sujet : « Emile Jung vient de nous quitter ! Strasbourg est deuil, la profession est en deuil. Le Crocodile verse de vraies larmes …
En mon nom, en nom de la famille Burrus, de notre chef, Romain Brillat, et des équipes qui oeuvrent au quotidien j’adresse mes condoléances les plus émues à Monique Jung, aux proches et aux amis d’Emile.
Vous êtes nombreux à chercher à me joindre. Le temps est pour moi à la tristesse, au deuil et au recueillement. Mes pensées vont donc uniquement à Monique et à la famille d’Emile.
Comment, à cet instant précis, rendre hommage au Chef historique du Crocodile ? Pour moi, c’est d’abord respecter le silence ! C’est aussi inviter nos équipes à faire perdurer l’esprit « Emile Jung » dans l’écrin repensé de la Rue de l’Outre. Notre fidélité à cet esprit va donc s’incarner dans la volonté de toujours vous faire plaisir, de vous régaler, de vous choyer, tout comme le faisaient, en leur temps, Monique, Emile et leurs équipes.

Je sais ce que je dois à cet établissement. Nous savons ce que nous devons tous à Emile Jung ! »…

L’Alsace orpheline !

Nous pensons nous, à cet homme généreux que l’on croisait dans les rues de Strasbourg, toujours aimable, toujours ouvers à l’échange. Un « papy gastronome » qui laisse Strasbourg et l’Alsace orpheline !

Adieu, Monsieur, vous nous manquez déjà ! Madame, toutes nos condoléances.

Au Paradis de Alsaciens, Tomi Ungerer vient de dessiner une table, Paul Haeberlin est aux fourneaux. Paul Bocuse s’incrustera. Il y a banquet.

L’équipe Made in Alsace